Homélie du jour de l’an… en guise de vœux

Revenons à la crèche en ce premier jour de l’année. Et attardons-nous quelques instants sur Marie.

Elle venait de mettre au monde son fils premier né. Elle avait fait confiance à l’ange quand il l’avait aidée à comprendre que Dieu avait posé sur elle son regard et qu’il souhaitait en faire la mère de son fils ! Et rappelez-vous la réponse de Marie : « que tout se passe pour moi selon ta parole ». Elle avait fait confiance ! Tout simplement ! Gardons ce mot comme un trésor tout au long de cette année ! Que l’année 2020 soit l’année de la confiance. Confiance en Dieu bien sûr ! Confiance à nos proches. Surtout vous qui avez été blessés dans votre confiance… blessés par un de vos proches, blessés par la haine ou le mensonge, blessés par l’Église… Si l’année qui commence nous trouvait renouvelés par l’amour qui dépasse tout comme dira St Paul. Pour vivre cette confiance, on peut s’inspirer de la méthode de Marie : « elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ». Il s’agit de se laisser conduire par l’Esprit Saint qui peut réaliser des merveilles chez nous comme il l’a fait chez Marie : laissons l’Esprit de Dieu réaliser ce que nous ne nous sentons pas capables de réaliser avec nos propres forces. La confiance !

Et puis je vous invite à regarder les bergers de la crèche… et à méditer leurs parcours à eux aussi !

Alors que les habitants du village ne s’occupaient de rien : ils dormaient sans doute paisiblement puisqu’on ne dit rien à leur propos. Ils étaient probablement comme un grand nombre de chez nous : ils ne s’occupaient pas de tout ça… ils avaient autre chose à faire et à penser.

Mais les bergers eux, ont pris le temps d’écouter et de réaliser ce qui venait de se produire : ils ont vu, nous dit le texte : ils ont pris le temps de voir. Et ils se mettent à louer Dieu quand ils ont compris ce qui se passait ! Ils racontent ! Nous sommes préposés à annoncer, à raconter, à dire la bonne nouvelle que nous avons été si nombreux à célébrer à Noël. Il est venu le temps de parler. Si nous ne parlons pas, qui le fera ? Et qui annoncera les merveilles que Dieu peut réaliser aujourd’hui…. comme il y a deux mille ans. Que l’année 2020 soit l’année de l’annonce, c’est-à-dire de la mission… sans fausse pudeur… qui n’est souvent que de la paresse !

Oui, on en parlera bientôt : comme les bergers, osons dire cette nouvelle qui est si bonne et que nous gardons tellement pour quelques initiés : comme le serviteur de la parabole, n’enfouissons pas le trésor qui nous est confié… mais comme les bergers, osons partager ce que nous avons découvert. Que notre manière de vivre, que nos paroles disent la joie et le bonheur de croire !

Jean-François Bordarier, curé