NOUS NE SOMMES PAS LES SEULS…

Ceux et celles d’entre vous qui s’unissaient à la messe célébrée le dimanche 3 mai sur France 2 auront entendu comme moi le Père Thierry Hubert leur rappeler que nous ne sommes pas les seuls à assister à la messe dominicale « confinés » chez eux… et ne pouvant pas participer à la messe célébrée dans une église. On nous a rappelé que ce même dimanche où la messe était célébrée dans un studio du « Jour du Seigneur », environ cent cinquante millions de chrétiens de par le monde se réunissaient dans des maisons pour l’Eucharistie ou se regroupaient avec quelques autres chrétiens pour la prière. C’est dire que nous ne sommes pas les seuls à prier malgré quelques changements à nos habitudes et à notre manière de faire traditionnelle.

Plus près de nous, entre 700 et 900 000 spectateurs prient chaque semaine en se tournant vers leur poste de télévision : ce sont des malades, des personnes âgées, des prisonniers (ce nombre a évidemment beaucoup augmenté de par le confinement… on parle de 2,7 millions de spectateurs chaque dimanche devant leur poste !)

Revenons à ceux qui, de par le monde, ne peuvent se réunir de manière officielle dans une église ou une chapelle et qui se retrouvent avec quelques amis pour prier, lire la Parole de Dieu ou échanger sur la manière dont ils vivent et pratiquent leur foi. Combien d’entre eux se rencontrent dans la clandestinité dans les pays du monde où ils sont interdits ou pourchassés !

Peut-être qu’ils nous montrent ainsi que même dans l’adversité, il est possible de trouver les moyens adaptés pour prier, se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu… et échanger avec d’autres chrétiens. Cette dernière dimension semble capitale : on ne peut être chrétien tout seul… il est nécessaire d’en rencontrer d’autres, de les écouter, de nous enrichir de leur expérience et d’être fortifiés dans la foi par le témoignage des frères.

Dans cette période si particulière que nous connaissons depuis deux mois bientôt, n’hésitons pas à inventer notre manière de prier et de vivre notre fidélité à l’Évangile. Pourquoi ne pas inventer rencontres, échanges de la Parole, action de grâces avec quelques voisins ou quelques amis ?

Laissons nous guider par l’expérience de ceux qui ont quelques mesures d’avance à ce sujet… et qui peuvent nous aider à être authentiquement « d’Église » malgré tout !

 

Jean-François BORDARIER